Du 11 au 20 février 2011, le Festival poursuit sa quête d’un cinéma percutant et décomplexé en provenance de diverses régions du monde. Il offre aux pupilles des spectateurs les images hors normes de réalisations qui bousculent, bouleversent, frappent ou intriguent.
Petit tour d’horizon des 8 sections de cette année où cinéma asiatique, africain et latino-américain se livrent caméra au poing, sans désarmer.
India 21st Century rappelle que le cinéma n’est pas seulement une question de moyens. Née loin de Bollywood la toute-puissante, une génération de documentaristes s’est emparée de la caméra, et propose un autre regard sur le sous-continent, entre contestation sociale et éloge jubilatoire de la débrouille et de l’autoproduction.
Corée, coups et blessures marque l’explosion du cinéma d’auteur coréen. Les réalisateurs y livrent un constat sans équivoque, où émerge d’images superbes la dénonciation d’un quotidien économique plombé et d’une urbanité glacée qui condamne l’individu à l’isolement. Un cinéma racé, glacial, violent, avec une signature unique et un fort impact visuel.
Ecrans noirs célèbre un cinéma africain qui s’attache aux modestes, petites gens dont le destin individuel éclaire les problématiques collectives. Une femme expropriée, un père qui célèbre la féminité, des enfants des mines, des handicapés, des êtres humains qui font face à la souffrance en lui opposant le courage de ceux qui luttent envers et contre tout.
Abre los Ojos ! semblent tonner chacun des films latino-américains de cette section. Ils dénoncent les injustices, évoquent les oubliés et les trop pauvres, assènent des vérités par-delà la cécité collective ou l’obstruction d’un pouvoir. Leur diversité est foisonnante, du pamphlet à grand renfort de playmobils au docu-fiction, en passant par la comédie musicale ou l’objet filmique non identifié.
Takeshi & Takashi : les insortables s’intéresse aux inédits des deux enfants terribles du cinéma japonais, Takashi Miike et Takeshi Kitano.
Iconoclastes, irrévérencieux, incontournables et déjantés, ils vident parfois les salles et déroutent jusqu’à leurs inconditionnels. Leurs derniers films n’ayant pas atteint les toiles de nos salles obscures, le Black Movie a décidé d’exhumer leurs opus cachés.
A suivre est une section consacrée aux réalisateurs dont la filmographie révèle un univers unique, que le festival suit ou découvre chaque année. En 2011, ils sont pléthore, de Bong Joon-Ho à Lucretia Martel, de Chung Mong Hong à Tchang Tso Chi.
Remake observe l’art du remake à travers deux exemples percutants : The Housemaid, grand classique qui révèle le pouls de la société coréenne et son évolution, repris cette année par Im Sang Soo ; 13 tueurs, classique du film de sabre dynamité par Takashi Miike en 2010.
Le Petit BM invite les enfants de 3 à 13 ans au voyage, à travers des dessins animés en provenance de toutes les régions du monde, dans les formats les plus divers.
Enfin, trait particulier, en une période où l’absence de lieux de sortie est particulièrement frappante à Genève, Black Movie investit un endroit inédit : le Temple des Pâquis, devenu lieu central du festival durant 10 jours.
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